Projections

On organise une projection-débat tous les jeudis à 20h00.
L’entrée est libre…

Cette semaine :

– Jeudi 20 janvier, 20H – projection du film Docteur Folamour ou : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe de Stanley Kubrick (Dr. Strangelove, 1964, 94′) avec Peter Sellers.

L’histoire se déroule en pleine guerre froide. Le général américain Jack D. Ripper, frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer des B-52 frapper l’URSS. Le président des États-Unis commande une réunion d’urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique pour tenter d’éviter une guerre nucléaire.

Projections passées :

– Mercredi 5 janvier, 20H – projection du film Mon Oncle (1958) de Jacques Tati.

Monsieur Arpel, « nouveau riche » fier de sa maison futuriste bardée de gadgets technologiques à l’utilité improbable, veut éviter que son beau-frère, M. Hulot, personnage rêveur et bohème, n’influence son fils. Il va essayer de lui confier un emploi dans son usine avant de l’éloigner.

– Mercredi 29 décembre, 20H – projection du film Stalker d’Andreï Tarkovski.

Stalker, sorte de guide, accompagne un physicien et un écrivain ambitieux dans la “zone”, vaste no man’s land. Ce territoire encadré par l’armée et la police contiendrait un secret: “la chambre des desirs” qui exauce les voeux de ceux qui s’y rendent…

– Mercredi 22 décembre, 20H – projection du film La cecilia (1975) de Jean-Louis Comolli.

À la fin du 19e siècle, des anarchistes italiens, dix hommes, une femme, libertaires, collectivistes, émigrent au Brésil pour y fonder une communauté sans chef, sans hiérarchie, sans patron, sans police, mais pas sans conflit, ni passion. Cette expérience d’hier convoque quelques-unes des questions d’aujourd’hui : celle d’une organisation non répressive, de la circulation du savoir et du pouvoir, de la libération des femmes et de la lutte contre l’appareil familial. Les seuls rêves intéressants sont ceux qui mettent en crise le vieux monde et, en celui-là même qui rêve, le vieil homme.

– Mercredi 15 décembre, 20H – projection du film Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto, 1970, 112′) de Elio Petri.

Un chef de la section criminelle de la police assassine sa maîtresse, et va tout faire pour orienter l’enquête sur lui… mais, il va, simultanément, user de sa situation nouvelle – il est promu à la tête de la division politique de la Sûreté de l’État – pour essayer de confondre les enquêteurs. Parallèlement, il mène une activité tendant à prouver que la subversion s’identifie aux délits de droit commun…

– Mercredi 8 décembre, 20H – projection du film L’ange exterminateur de Luis Buñuel.

Lors d’une réception organisée chez un notable se produit un étrange évènement : nul ne semble pouvoir partir; tout d’abord parce que le départ de chacun est toujours reporté par un évènement quelconque, puis, à partir du matin, se manifeste une impossibilité physique de sortir de la maison. Seuls les notables sont présents, en compagnie de leurs épouses, les domestiques ayant tous démissionné avant le début de ces évènements mystérieux.

– Mercredi 24 novembre, 20H – projection du film Robocop III de Fred Dekker.

Dans une mégapole, un chantier immense s’ouvre, il s’agit de la reconstruction intégrale du centre ville selon les rêves d’une multinationale japonaise. Tout doit être évacué, pour être rasé. Afin de déloger les habitants récalcitrants, une milice privée est mise en place, qui ne recule devant aucun moyen pour faire  place nette. Seules quelques bandes de squatteurs résistent.

– Mercredi 17 novembre, 20H – projection du film La classe ouvrière va au paradis (La Classe Operaia Va In Paradiso, 1971, 2’05”, comédie) d’Elio Petri.

Lulù Massa, véritable stakhanoviste du travail, est ouvrier modèle dans une usine métallurgique : grâce à son extrême rapidité, son rendement est cité en exemple par son patron. Les autres travailleurs ne voient pas d’un bon oeil ces cadences infernales, et il est détesté de ses collègues dont il méprise les revendications sur les conditions de sécurité au travail.

– Mercredi 10 novembre, 20H – projection du film Gendarmes et voleurs (Guardi e ladri, 1951, 109′, commedie) de  Mario Monicelli et Steno.

Ferdinando Esposito vit de petites arnaques à Rome. Déguisé en guide il vend de fausses pièces antiques à des touristes…..

– Mercredi 27 octobre, 20H – projection du film Camping Cosmos (1996, 86′) de  Jan Bucquoy.

e film est une parodie des mœurs des belges en vacances : en particulier leur vie privée et leur vie sexuelle cachée. C’est la deuxième partie de la trilogie “La vie sexuelle des Belges” avec comme premier film “La vie sexuelle des Belges 1950-78” et comme troisième film “Fermeture de l’usine Renault à Vilvoorde”.

– Mercredi 20 octobre, 20H – projection du film Boudu sauvé des eaux (1932) de Jean Renoir.

Désespéré parce qu’il a perdu son chien, Boudu, magnifique clochard, se jette dans la Seine depuis le pont des Arts. Monsieur Lestingois, bourgeois libéral, et libraire, qui l’observe à la longue vue, intervient et le sauve. Il le ramène dans son magasin. Une fois revenu à lui, Boudu s’installe pour un temps chez M. Lestingois.

– Mercredi 13 octobre, 20H – projection du film Invasion Los Angeles (They Live ou John Carpenter’s They Live, 1988, 93′) de  John Carpenter.

John Nada parcourt les routes à la recherche de travail comme ouvrier sur les chantiers. Embauché à Los Angeles, il rejoint un bidonville où il va entrer en possession d’une paire de lunettes hors du commun. Elles permettent de voir la réalité telle qu’elle est : le monde est gouverné par des extra-terrestres.

– Mercredi 6 octobre, 20H – projection du film Starship Troopers (1997) de Paul Verhoeven.

Au XXIVe siècle, une fédération musclée fait régner sur la Terre l’ordre et la vertu, exhortant sans relache la jeunesse à la lutte, au devoir, à l’abnégation et au sacrifice de soi. Mais aux confins de la galaxie, une armée d’arachnides se dresse contre l’espèce humaine et ces insectes geants rasent en quelques secondes la ville de Buenos-Aires. Cinq jeunes gens, cinq volontaires à peine sortis du lycée, pleins d’ardeurs et de courage, partent en mission dans l’espace pour combattre les envahisseurs. Ils sont loin de se douter de ce qui les attend.

– Mercredi 29 septembre, 20H projection du film La dernière corvée de Hal Ashby (1973, 1h43).

Deux officiers de marine doivent escorter un petit malfrat jusqu’à la prison, à l’autre bout du pays, où il doit purger une peine de huit ans pour vol…

– Mercredi 22 septembre, 20H projection de 3 cours métrages du groupe Medvekine de Besançon :

A bientôt j’espère (Chris Marker et Mario Marret, 1967-1968, 44”)
Dans ce reportage sur la grève de la Rhodiaceta (groupe Rhônes-Poulec), les ouvriers se livrent, peut-être pour la première fois, devant la caméra. Leurs revendications portent non sur les salaires, mais plus généralement sur leur qualité de vie, et surtout sur l’accès à une culture qui jusqu’ici leur paraissait impossible.
La Charnière (son seul, 1968, 12”)
Cet enregistrement sonore restitue la réaction à chaud des ouvriers lors de la projection d’A bientôt j’espère.
Classe de lutte (1968, 39m”)
Ce premier film du groupe de Besançon marque une volonté qui animera l’ensemble des œuvres des groupes Medvedkine : celle de ne pas se contenter de prendre la parole, mais de produire de l’art.
On avait déjà aperçu Suzanne, silencieuse près de son mari dans A bientôt j’espère. Tandis que son mari explique que Suzanne aimerait militer, mais que c’est impossible, qu’ils ne se verraient plus, sa femme acquiesce. Cependant, elle parle de son envie de militer et au fur et à mesure de l’entretien, cette envie devient irrépressible.

– Mercredi 30 juin, 20H projection de Pompoko, film d’animation d’Isao Takahata (1994).

Aux alentours de Tokyo, les villages disparaissent et laissent place à de vastes ensembles, où les corps sont gérés, les forces de travail quantifiées, et les désirs absents dans la grande valse du libéralisme existentiel aux effluves néoniques. Les Tanuki, faune mythifiée du folklore japonais, ne voient dans les mensonges de la technoscience que les bulldozers venant détruire leurs forêts et troubler leurs jeux improductifs et leurs ébats sexuels. Conscience est prise de répondre à l’assaut de l’Empire sur leur vie ; ils s’organisent, mais les moyens d’action sont source de discorde. Alors que certains s’empêtrent dans la désobéissance altermondialo- négriste et l’allégeance au spectaculaire, d’autres s’arment et puisent dans l’action directe les moyens de leur autonomisation.

– Mercredi 9 juin, 20H projection du film L’Argent (1982 – 85 min.) de Robert Bresson.

Pour être entré en possession, tout a fait innocemment, d’un faux billet de cinq cents francs, Yvon va être victime d’une serie d’injustices qui l’entraineront au meurtre.

– Mercredi 26 mai, 20H projection du film Journal d’un voleur de Shinjuku (1968 – 96 min.) de Nagisa Oshima.

Birdie, un jeune voleur de livres japonais, est bientôt rejoint par une femme nommée Umeko. Les deux jeunes amants commencent à voler des livres ensemble…

– Mercredi 19 mai, 20H projection du film  Le Pigeon (I soliti ignoti, 1958) comédie de Mario Monicelli.

Afin de sortir de prison, un récidiviste fait chercher un homme au casier vierge prêt à s’accuser à sa place. Ou comment des gens essaient de survivre dans une société qui impose le travail.

– Mercredi 5 mai, 20H projection du film  Dernier Maquis (2008) de Rabah Ameur-Zaïmeche.

Au fond d’une zone industrielle en Seine St-Denis, une entreprise de réparation de palettes et de transports de poids-lourds. Le patron, Mao, décide d’ouvrir une mosquée pour ses ouvriers et embauche un imam de son cru…

– Mercredi 28 avril 20h projection du film Etat des lieux de Jean-François Richet (1995).

“La banlieue est le poumon de Paris. Si chaque matin, des milliers de travailleurs quittent la banlieue pour aller vers la capitale, il existe une fraction de la population banlieusarde qui refuse ce schéma. Pierre Céphas est un de ceux-là. Il travaille en usine, traîne au pied de son immeuble, s’entraîne au club de boxe du quartier. Quotidiennement, il est confronté aux zèle des forces de l’ordre, à la rudesse du monde du travail et à l’omniprésence des petits chefs. Pour oublier cet univers aussi violent que dangereux, il se ressource au sein de sa famille et au contact de quelques amis. Personnage réaliste, il est tout à fait conscient de sa condition sociale. “État des lieux” est une chronique sociale, parfois drôle, parfois acide ou cynique, qui conte les joies et les déboires d’un citoyen de France.

– Mercredi 21 avril 20h projection du film Vidéogrammes d’une révolution de Harun Farocki et Andrei Ujica, Allemagne 1992, 107′.
L’automne 1989 nous est fortement resté dans la mémoire avec sa succession d’événements visuels : Prague, Berlin, Bucarest. À en juger par les images, c’était le retour de l’Histoire. On voyait des révolutions. Et le scénario révolutionnaire le plus complet nous était livré par la Roumanie : unités de temps et de lieu comprises. Du 21 décembre 1989 (dernier discours de Ceausescu) au 26 décembre 1989 (premier résumé télévisuel de son procès), les événements qui se déroulaient dans les endroits les plus importants de Bucarest étaient presque intégralement filmés.

– Mercredi 14 avril 20h projection du film Sans images (Printemps), France 2006, 30′.

Le mouvement dit “anti-CPE”, ici à Rennes, a vu une profusion d’images spectaculaires, celles des “casseurs”, des affrontements… hypothétiquement contrebalancées par la propagande militante, celle qui se situe, comme les caméras de télévision, à l’extérieur du mouvement, ou derrière les rangées de CRS. Sans images questionne ce rapport à l’image, à la spectacularisation des rapports, à l’extériorité qui, qu’elle soit militante ou non, enferme tout mouvement dans sa représentation.

– Mercredi 7 avril 20h projection du film Telepolis (2008) d’Esteban Sapir.

Un monde où les gens ont perdu leur voix et tentent de la récupérer…  

– Mercredi 31 mars 20h projection du film Themroc (1972) de Claude Farraldo avec Michel Piccoli.

Themroc est un ouvrier vivant dans un immeuble avec sa mère et sa sœur. Il doit se lever tous les matins pour aller pointer et travailler comme peintre en bâtiment. Un jour, en repeignant une fenêtre, il surprend son patron en train de flirter avec sa secrétaire. Alors qu’il est conduit chez le patron, il se révolte et s’enfuit. Il rentre chez lui, mure la porte de son appartement et abat le mur de façade.

– Mercredi 24 mars 20h projection du film Putain d’usine avec la participation du réalisateur

2006 – Documentaire français de 52 minutes, réalisé par Rémy Ricordeau et Alain Pitten en collaboration avec Jean-Pierre Levaray

Ouvrier dans l’agglomeration rouennaise, Jean-Pierre Levaray ne fait pas secret de son travail d’auteur cherchant à s’evader du monde qu’il decrit : celui de l’exploitation quotidienne du travail dans une usine de produits chimiques. Cette realité forge la lutte des classes et la reproduit sans cesse.

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